Resident Evil 9 (Switch 2) : enfin le retour que je voulais - Avis

Mon test de Resident Evil 9 sur Switch 2 : tension constante, deux styles de gameplay (Grace/Leon) et une performance surprenante en 60 FPS stable.

· 8 minutes de lecture
Resident Evil 9 (Switch 2) : enfin le retour que je voulais -  Avis
PRESSKIT

Resident Evil 9, c’est un des jeux que j’attendais le plus : le retour de la saga. Du début à la fin, j’ai embarqué. L’ambiance est lourde, la tension est bien présente, et le jeu perd pas de temps à rentrer dans l’action. Et oui : revoir Leon, ça fait du bien. Mon avis plus bas.

SCORE
9.5
/10

Gameplay 9/10

Resident Evil 9 joue sur deux styles de gameplay, pis ça marche étonnamment bien.

Grace : survie, tension, gestion

Avec Grace, on est clairement dans le mode survie. T’es pas là pour vider des chargeurs : tu comptes tes balles, tu check ton inventaire, pis tu choisis souvent d’éviter les ennemis au lieu de foncer dedans. Ça ramène ce feeling de tension constante, où chaque corridor peut te coûter cher si t’es trop confiant.

Grace est moins à l’aise en combat, donc le jeu te pousse à être prudent : te placer, écouter, contourner, gérer tes ressources. Bref, c’est le côté plus stressant et plus Resident Evil “classique”.

Leon : action, rythme, puissance

Avec Leon, c’est l’autre extrême : plus action, plus de contrôle, plus de répondant. Il est fait pour tenir son bout, et ça se sent. Les affrontements sont plus assumés, le rythme est plus rapide, pis t’as l’impression d’être dans le RE “agent spécial” qu’on connaît.

L’alternance : rough au début, solide après

Le jeu alterne entre les deux tout le long. Au début, j’ai trouvé ça un peu chiant parce que ça changeait trop vite : t’as à peine le temps de t’installer dans un perso que ça switch déjà. Mais ça se stabilise assez vite, et une fois que le pacing se calme, l’alternance devient un vrai point fort : ça brise la routine, ça varie le ton, pis ça garde le jeu vivant sans que ça vire en montagnes russes fatigantes.

Au final, c’est un bon compromis : Grace pour la survie, Leon pour l’action, et quand le jeu arrête de te couper les jambes aux 20 minutes, ça devient vraiment agréable à suivre.

Progression : Leon décolle, Grace reste stable

Pour Leon, j’ai trouvé son gameplay un peu plate au début. Pour une raison que j’explique mal, ça décolle vraiment quand on revient à un moment clé de son histoire. Là, le jeu s’ouvre : tu débloques plus d’armes, des upgrades, des améliorations, etc. Y’a même un système de score (des points gagnés en tuant des infectés) que tu peux dépenser pour upgrader ton arsenal. C’est simple, mais ça donne enfin une progression qui accroche.

À l’inverse, le gameplay de Grace reste pas mal pareil du début à la fin. Honnêtement, j’ai même l’impression qu’elle a juste deux armes déblocables… j’ai pas trouvé de shotgun ni rien de vraiment excitant de ce côté-là. Par contre, j’ai beaucoup plus aimé ses puzzles. À ma surprise, je me suis mis à préférer jouer Grace plutôt que Leon dans RE9, juste parce que ses sections sont mieux pensées pour l’exploration et la tension.

Le chapitre “Grace enfant” : le seul vrai bout pénible

Le chapitre où Grace est enfant, c’est un des bouts les plus pénibles du jeu. Faut se cacher d’autres enfants, c’est long, c’est gossant, pis surtout : ça arrive entre deux moments intenses. Pour moi, ça aurait clairement dû être une cutscene au lieu d’un gameplay imposé.

Difficulté et ressources

Côté difficulté, en mode normal, j’ai trouvé qu’on avait assez de balles. Mais certains ennemis (surtout dans les sections avec Grace) sont beaucoup trop éponges. Ça casse un peu le rythme, parce que t’es en mode survie, mais tu te retrouves quand même à devoir brûler trop de ressources sur un seul danger.

Par contre, y’a une mécanique avec Grace que j’ai vraiment aimée : tu peux ramasser du sang avec un outil, pis ça sert à craft des balles ou d’autres équipements utiles. C’est une feature qui colle au style survie, et ça te donne une raison de fouiller et gérer tes ressources autrement que juste ramasser des boîtes de munitions.


Histoire 9/10

Cette fois, le jeu te met dans la peau de Grace Ashcroft, une analyste du FBI envoyée enquêter sur des morts mystérieuses liées à d’anciens survivants. Son mandat la ramène à un endroit qu’elle voulait clairement jamais revoir : le Wrenwood Hotel, un lieu abandonné où sa mère a été tuée quand elle était jeune.

Dès que tu mets les pieds là-dedans, tu comprends que c’est pas juste “une mission de plus” : c’est personnel, c’est malsain, et ça sent la catastrophe.

Pendant que Grace essaie de garder le contrôle, Leon S. Kennedy est aussi sur le dossier. Parce que ce qui se passe est trop gros pour rester une simple enquête, et que les signes pointent vers quelque chose de beaucoup plus sale qu’un accident isolé. Bref : RE9 commence fort, et il prend pas son temps pour te faire comprendre que t’es pas en sécurité.

Pour vrai, je dirais que 90 % du jeu, y’a pas un moment où tu te dis que ça aurait pu être coupé. Tout s’enchaîne bien, l’ambiance reste lourde, pis t’as toujours ce feeling que tu grattes quelque chose qui te dépasse.

Le seul gros bémol côté narration, c’est encore le chapitre où Grace est enfant : ça aurait dû être une cinématique plus longue, pas une section jouable qui casse le rythme.

Sinon oui, il reste quelques mystères qui sont pas expliqués à 100 %, mais honnêtement… dans l’ensemble, c’est excellent. L’histoire te garde accroché, pis le duo Grace/Leon fonctionne plus que je pensais.


Performance 10/10

Sur Switch 2, le jeu est vraiment d’une beauté. Non, c’est pas comparable à une RTX 5090 en 4K sans upscale… mais pour une console à environ 630 $, c’est un gros WOW.

  • 60 FPS stable du début à la fin
  • Une image très présentable

Évidemment, y’a des petites limites : les cheveux ont parfois l’air un peu fake (on dirait que c’est encore un point difficile sur Switch), pis j’ai remarqué à quelques endroits un léger côté grainy / flou.

Mais même avec ça, ça mérite un 10/10 ici, parce que le résultat est juste impressionnant. Même les devs semblaient surpris, et honnêtement je vois ça comme un très bon signe pour des ports futurs avec Capcom d'ailleurs, Capcom l’a l’affaire… même avec Pragmata j’en parle un peu plus dans mon test de démo ici.


Visuel 9.5/10

On est dans une ambiance moderne, 28 ans après la destruction de Raccoon City, et ça paraît : le jeu a un look plus “actuel”, plus réaliste, plus brut. Les environnements sont détaillés, l’éclairage fait une grosse partie de la job, pis l’atmosphère du Wrenwood Hotel est juste parfaite : ça respire la crasse, le malaise, le danger.

Le seul point qui revient, c’est encore les cheveux : par moments ça casse un peu l’illusion. Mais le reste tient solide, surtout en mouvement.


Son 10/10

Le son est très réussi dans Resident Evil 9, comme les autres opus. Les bruits d’ambiance font une grosse partie de la tension : tu te fais constamment “paranoïer” par des sons loin, des craquements, des pas, des portes, des respirations… et ça marche.

Les moments plus action avec Leon sont punchés, mais c’est surtout les sections de Grace qui brillent : le sound design te garde en alerte, même quand il se passe “rien”.


Conclusion

Resident Evil 9, c’est exactement le genre de retour que je voulais : un RE qui te met mal à l’aise, qui garde une tension solide, mais qui sait aussi lâcher la bride quand ça devient le temps de faire parler les armes. Le duo Grace / Leon aurait pu être un gimmick, au final c’est un vrai moteur pour le pacing : quand ça clique, ça donne un rythme que j’ai rarement vu dans la série.

Le jeu a quand même deux irritants qui m’empêchent de le mettre plus haut :

  1. le début qui switch un peu trop vite entre les persos (tu te fais couper ton immersion),
  2. le chapitre “Grace enfant” qui casse l’intensité au pire moment. ça aurait vraiment dû être une cinématique.

Mais à côté de ça, y’a tellement de bon : l’ambiance, l’exploration, les puzzles de Grace, la progression de Leon qui finit par devenir vraiment satisfaisante… et surtout, ce feeling constant que t’es jamais 100 % safe. Même quand t’as des balles, t’as pas l’impression d’être “confortable”.

Pis sur Switch 2, c’est la claque. Je m’attendais à des compromis plus visibles, mais non : ça roule, c’est beau, et ça donne confiance pour la suite.

J’attends le DLC avec impatience. S’ils poussent encore plus le côté horreur/survie de Grace, tout en gardant la progression de Leon aussi satisfaisante, ça peut facilement transformer RE9 en “must” encore plus évident.

9.5
Gameplay
9.0
Histoire
9.0
Performance
10.0
Visuel
9.5
Son
10.0

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