Final Fantasy VII faisait clairement partie des jeux que j’attendais le plus en ce début d’année 2026.
Dès les premiers trailers, une question revenait sans cesse : est-ce que la Switch 2 allait être capable de rendre justice à Midgar sans tout massacrer visuellement ?
Après plusieurs heures de jeu, la réponse est claire : oui… avec quelques compromis.
Visuellement, le jeu est magnifique. Midgar garde toute sa personnalité, son ambiance et sa grandeur. On voit que des sacrifices ont dû être faits ici et là (les cheveux, lol), mais overall, ça reste vraiment solide et cohérent.
Et bonne surprise : le jeu tourne très bien sur Switch 2, ce qui rend l’expérience agréable du début à la fin.
Gameplay : 7/10
Après plusieurs heures de jeu, une chose est claire : le gameplay de Final Fantasy VII reste très intéressant sur la durée.
Je suis rendu à environ 25 heures de jeu, au chapitre 12, donc à peu près aux trois quarts de l’aventure, et j’ai complété tout ce qui était possible à 100 % jusqu’à maintenant. Les défis sont bien balancés. Ce n’est pas juste un jeu où tu spammes Y, Y, Y façon Devil May Cry pour passer à travers les combats, mais ce n’est pas non plus un jeu de combos ultra techniques.
Oui, c’est un jeu d’action, mais en appuyant sur X, tu ouvres un menu qui te permet de choisir tes sorts, tes objets et tes capacités. On est dans un hybride entre action en temps réel et turn by turn. Tu dois scanner tes ennemis, comprendre leurs faiblesses et utiliser les bons sorts pour faire le plus de dégâts possible, sans avoir l’impression de juste taper dans le vide.
Cela dit, malgré tout ça, les ennemis restent quand même un peu éponge. Même après avoir regardé quelques tutoriels sur YouTube (ce qui n’est pas du tout nécessaire), j’avais souvent l’impression de ne pas faire assez de dégâts. Les combats peuvent s’étirer inutilement, surtout contre des ennemis de base.

Personnellement, j’avais surtout envie de jouer pour l’immersion, pour l’histoire, pour Midgar, et pour revivre certains moments de Final Fantasy VII. J’ai donc décidé de jouer en difficulté facile, et honnêtement, l’expérience est devenue beaucoup plus agréable. Oui, tu utilises moins la stratégie, oui, tu spammes un peu plus, mais au moins, la vie des monstres descend à un rythme normal. Quand un combat contre un rat prend 45 secondes, il y a un problème.
C’est un point que j’ai moins aimé, d’avoir à baisser la difficulté, mais c’est quelque chose qu’on retrouve souvent dans les RPG : dès que tu montes la difficulté, les combats s’éternisent.
Malgré ça, le jeu donne constamment le goût de continuer. J’avais commencé le jeu sur PC à sa sortie, et j’avais décroché assez rapidement, autour du deuxième réacteur Mako. En version portable, l’expérience est complètement différente. Le fait de pouvoir jouer tranquillement, quand tu veux, rend le jeu beaucoup plus accrocheur.
Maintenant qu’on a l’édition complète, avec tout le contenu inclus, ça aide aussi beaucoup.
Au final, pour le gameplay, je lui donnerais une note de 7/10. Il manque quelque chose : plus de combos, plus de techniques, et surtout plus de profondeur du côté de l’équipement. Tout tourne énormément autour des materias — des boules qui te donnent des sorts comme foudre, scan, etc. Tes armes et accessoires ont des slots de materias, et tu peux aussi investir des points dans ton épée pour orienter ton style (plus défensif, plus tank ou plus DPS), mais dans les faits, l’impact reste assez limité.

Je suis toutefois très curieux de voir ce que donnera la partie 2, qui semble beaucoup plus ambitieuse, avec plus d’options et de variété.
Visuel : 8/10
Visuellement, Final Fantasy VII est vraiment très beau sur Switch 2.
On va se le dire tout de suite : oui, il y a des différences si on compare avec la version PS5, et je vais d’ailleurs mettre une vidéo comparative pour que ce soit clair et transparent. Les textures sont moins fines, certains détails sont simplifiés, et on voit que des compromis ont été faits.
Mais là où c’est important de remettre les choses en contexte, c’est que ça reste une console portable.
Pour une console que tu peux traîner partout, jouer dans ton lit ou sur le divan, le rendu est franchement impressionnant. Midgar garde toute sa personnalité : l’ambiance, les éclairages, l’échelle de la ville, tout est là. Ce n’est jamais laid, jamais choquant, et surtout, ça ne brise jamais l’immersion.
Oui, il y a des petits sacrifices visuels ici et là (certains détails comme les cheveux, par exemple), mais honnêtement, une fois plongé dans le jeu, on les oublie assez vite. L’ensemble est cohérent, propre et agréable à regarder.
Est-ce que c’est aussi beau que sur PS5 ? Non.
Est-ce que c’est normal ? Absolument.
Et surtout : est-ce que c’est impressionnant pour une console portable ? Clairement oui.
- On est sur du 30 fps en docked et undocked
Histoire : 7/10
Côté histoire, Final Fantasy VII reste fidèle à ce qu’on connaît, tout en apportant plusieurs changements et ajouts par rapport au jeu original.
On a clairement plus de temps pour les personnages, plus de scènes, plus de dialogues, et une mise en scène beaucoup plus cinématique. L’accent est mis sur les émotions, sur les relations entre les membres d’AVALANCHE et sur la façon dont l’histoire se développe à Midgar.

Cela dit, malgré tout ça, je trouve que l’histoire reste quand même assez simple, du moins dans cette première partie. La complexité n’est pas tant là pour l’instant. Ce n’est pas une histoire difficile à suivre ou particulièrement tordue, et personnellement, je l’ai trouvée assez linéaire.
Là où ça devient vraiment intéressant, par contre, c’est du côté de Cloud. Sans spoiler, il y a certains moments qui nous aident à mieux comprendre pourquoi il est aussi stoïque, aussi neutre dans ses émotions, presque coincé. Au fil de l’histoire, on sent qu’il commence tranquillement à changer, à montrer un peu plus d’émotion, à redevenir plus humain. Ce développement-là est, selon moi, un vrai point fort du remake.
Malgré ça, je dois être honnête : l’histoire, dans son ensemble, m’a semblé un peu générique. Je ne saurais pas exactement expliquer pourquoi, mais elle ne m’a jamais frappé par une profondeur exceptionnelle. Et en même temps, c’est un peu ça avec les Final Fantasy : ce sont souvent des histoires bonnes à suivre, intéressantes à écouter, mais rarement ultra profondes ou philosophiques.
Je sais aussi qu’il y a beaucoup de fans qui n’ont pas aimé les changements apportés au scénario original. De mon côté, ça ne m’a pas dérangé. J’aime l’idée qu’ils prennent des risques et qu’ils essaient quelque chose de différent, surtout pour surprendre ceux qui connaissent déjà l’histoire par cœur.
Bref, il y a énormément de positifs dans cette réécriture, mais ce n’est pas parfait non plus. C’est une bonne histoire, bien racontée, avec de bons moments, mais qui manque encore un peu de profondeur pour vraiment me marquer. J’ai surtout l’impression que le meilleur reste à venir dans les prochaines parties.
Performance : 9/10
Avant la sortie du jeu, la démo m’avait laissé une impression mitigée. Le 30 FPS n’était pas super fluide, et dans certaines situations, surtout quand on tournait la caméra, ça semblait saccadé. Honnêtement, ça m’avait fait un peu peur.
J’ai rejoué à la démo quelques semaines avant la sortie, puis encore la veille, juste avant de commencer ma vraie sauvegarde. Bonne nouvelle : avec la version finale et les mises à jour, ces problèmes semblent avoir été réglés.
Le jeu tourne maintenant sur un 30 FPS stable, avec l’aide du DLSS, et de mon côté, je n’ai pas remarqué de drops d’images pendant mes sessions. Je serais curieux de retourner tester certaines sections de la démo pour comparer, mais dans le jeu complet, la performance est solide.
Fait intéressant, j’ai trouvé l’expérience encore plus agréable en mode portable sur la Switch 2. Probablement grâce à la technologie VRR, le jeu paraît plus fluide et plus stable. Sur ma télévision, j’ai eu l’impression que le 30 FPS se voyait davantage à l’œil, et que les couleurs étaient un peu moins belles — ce qui peut aussi venir de mes réglages.
Est-ce que ça empêche le jeu d’être bon ? Pas du tout.
Les performances restent suffisantes pour profiter pleinement de l’expérience, et surtout, pour ne jamais nuire au plaisir de jeu.
Petit point important à mentionner par contre : le jeu prend environ 90,3 Go d’espace. Ce n’est vraiment pas rien, surtout sur la mémoire interne de la Switch 2. Si vous prévoyez jouer, investir dans une microSD Express est clairement une bonne idée.
Son : 8/10
Côté son, Final Fantasy VII fait exactement ce qu’on attend de lui… et même un peu plus.
Les musiques sont excellentes. Les thèmes iconiques sont toujours là, mais retravaillés de façon plus moderne, plus dynamique. Que ce soit dans les combats, dans l’exploration ou dans les moments plus calmes, la musique accompagne super bien l’action et aide beaucoup à l’immersion. Midgar a vraiment une identité sonore forte, et ça paraît.
Les effets sonores sont aussi très réussis. Les attaques ont du punch, les sorts sont satisfaisants à utiliser, et chaque combat sonne comme il faut. Rien ne sonne cheap ou mal intégré, même après plusieurs heures de jeu.
Du côté des voix, c’est solide. Le doublage est bon, crédible, et aide à donner plus de personnalité aux personnages. Cloud, Barrett, Tifa et les autres sonnent juste, sans jamais tomber dans l’exagération. Les dialogues sont bien livrés et fonctionnent autant dans les scènes importantes que dans les moments plus légers.
Sur Switch 2, je n’ai pas remarqué de problème particulier avec le son : pas de coupures, pas de bugs, pas de compression étrange. Que ce soit en mode portable ou sur la télé, l’audio reste clair et constant.
Bref, côté son, c’est du très solide. Ce n’est pas quelque chose qui révolutionne le genre, mais ça fait parfaitement la job et ça contribue énormément à l’ambiance générale du jeu.
Au final, Final Fantasy VII sur Switch 2 est une très belle surprise.
Oui, il y a des compromis, autant du côté du gameplay que du visuel ou de l’histoire, mais rien qui vient réellement nuire à l’expérience. Le jeu reste plaisant, accrocheur, et surtout, il donne constamment le goût de continuer. Personnellement, je suis rendu à un point où j’ai vraiment hâte de le terminer, ce qui est toujours bon signe.
Je suis aussi très curieux pour la suite. Les parties 2 et 3 ont été officiellement annoncées par Square Enix, et honnêtement, j’ai hâte de voir jusqu’où ils vont pousser la formule. Surtout pour la partie 2, avec son monde ouvert : je suis très intéressé de voir comment la Switch 2 va gérer les performances dans un environnement beaucoup plus large et ouvert que Midgar.
Ce remake n’est peut-être pas parfait, mais il fait clairement beaucoup de choses comme il faut. Et si la suite continue dans cette direction-là, avec plus de profondeur, plus d’options et un monde plus ambitieux, ça promet vraiment pour la suite de la trilogie.
Détails de la Note
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